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La Fiat 500 : 60 ans de Dolce Vita

L'an passé, la Fiat 500 fêtait ses soixante ans. Oubliée dans les seventies, réinventée en 2007,la plus célèbre des petites italiennes n'a pas fini de nous étonner. Nouvel enjeu ? La connectivité.

En 1957, l'Italie est en plein boum économique et technologique, la population rêve de passer de la Vespa à un véhicule sur quatre roues, et la marque Fiat (Fabbrica Italiana Automobili Torino) veut s'adresser aux familles italiennes les plus modestes avec une voiture extrêmement accessible. Elle avait déjà tenté le coup en 1936 avec sa petite 500 Topolino. Pour rafler la vedette à la Citroën 2CV ou à la VW Coccinelle, elle avait joué des coudes en présentant la Fiat 600.

Mais il fallait faire mieux que ça, d'autant que le tarif restait beaucoup trop élevé pour la majorité des Italiens. C'est Dante Giacosa, un polytechnicien responsable du bureau d'études, qui transformera l'essai et réussira à remporter la guerre des prix avec l'incroyable Nuova 500. Plus petite voiture du monde (moins de 3 mètres) et surnommée "Le pot de yaourt", elle est dotée d'une motorisation et d'équipements sommaires... mais suffisants. 


Son moteur, situé à l'arrière, est un bicylindre à quatre temps de 479 cm3 et 13 ch, capable d'atteindre un petit 90 km/heure. Ce n'est pas Byzance, mais la consommation de 4,5 litres d'essence aux 100 km est attractive et, en dépit de ses 370 kg, la voiture est robuste. Le succès n'est pourtant pas immédiat. Fiat va alors travailler sa petite pépite et lancer diverses versions, un peu plus rapides ou dont les détails sont un peu plus soignés. Enfin, la marque propose sa déclinaison tetto apribile, la fameuse décapotable : bingo, l'Italie puis l'Europe entière se laissent envoûter par la puce turinoise.




Aujourd'hui, à l'ère des crossovers, on se demande comment cette minuscule petite voiture a réussi le pari de devenir une icône. L'explication la plus plausible est qu'avec ses quatre places (deux adultes, deux enfants), elle avait tout d'une grande ! Particulièrement maniable, un brin nerveuse, cette citadine passait partout et se garait dans un mouchoir de poche.

Pourtant, au début des années 70, le succès n'est plus au rendez-vous. En 1975, après 3 700 000 véhicules construits, Fiat arrête sa production... Mais auprès des aficionados, sa popularité reste au beau fixe. On se l'arrache sur le marché d'occasion, et de nombreux fan-clubs se créent à sa gloire.

En 1988, dans Le Grand Bleu, Jean Reno la conduit en klaxonnant à tue-tête et on sent déjà souffler un vent de nostalgie. Un vent que même la Smart de Mercedes, née en 1997 sur le même concept, n'arrive à faire oublier... C'est sûr, la 500 n'est pas morte. La preuve, en 2007, Fiat, qui n'est alors pas au mieux de sa forme, décide d'en relancer la production. Un véritable coup de génie ! 

Renaissance d'une icône.

Nous sommes le 4 juillet. La marque met les petits plats dans les grands et organise à Turin un spectacle grandiose pour à la fois fêter les 50 ans de son modèle emblématique et présenter la Nouvelle 500.

À l'époque, les plus pessimistes avancent que ce concept de mini-voiture est éculé. Voire que Fiat manque cruellement de créativité. C'était sans compter sur l'aura et le sex-appeal demeurés intacts de la demoiselle. Le nouveau modèle est certes un peu plus grand (3,55 m de long) et a vu son prix évoluer à cause de l'attention portée aux détails (sièges et volant en cuir, multiples options tant au niveau des couleurs que de l'équipement). Mais il garde l'esprit de son aïeule, sécurité en plus. À l'intérieur, les petits clins d'œil rétro, dont un gros compteur rond pour l'affichage des données ou le fameux volant couleur crème, font mouche et atteignent le public en plein cœur.  

Le véhicule sera d'ailleurs déclaré "Voiture de l'année" en 2008. Il connaitra ensuite une pléiade de versions, dont un SUV totalement dans l'air du temps. La preuve qu'on peut définitivement combiner esprit vintage et modernité...

En route vers le futur​.

Aujourd'hui, Fiat poursuit dans cette même veine en proposant une nouvelle série spéciale : la Fiat 500/500X/500L Mirror. C'est à Turin que la marque nous a conviés pour faire un essai de ce véhicule qui fait la part belle aux nouvelles technologies. Côté design, l'identité de la voiture reste intacte et elle se marie à quelques détails qui créent un aspect futuriste comme la teinte exclusive Azzurro Italia, les jantes en alliage et les détails chromés.

Par contre, à l'intérieur, la petite voiture est dotée d'un grand écran tactile de 7 pouces, haute définition et compatible Bluetooth. Mais cette version possède surtout une technologie qui permet au conducteur d'exploiter son smartphone et ses applications depuis l'écran central grâce à un système qui intègre Apple CarPlay et Android Auto avec commandes vocales.

On ne vous cache pas qu'au début, la maîtrise de l'écran demande un peu de concentration, mais comme le système est très intuitif, on s'y fait rapidement. En gros, on peut, via l'écran, répondre aux appels, échanger des messages, choisir le meilleur itinéraire ou sélectionner des chansons et des listes de lecture d'un simple toucher du doigt.

Le volant dispose de commandes intégrées qui interagissent avec la radio et l'ordinateur de bord et vous laisse concentré sur la route. Un écran TFT numérique permet également de surveiller tous les aspects de la conduite : vitesse, pression des pneus, capteur de stationnement et système de navigation par satellite.

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